Bas-relief

Magny-en-Vexin (95) - 2006

Sept silhouettes - Photographies, plastique - 350 x 70 cm

Ici, le corps se voit sublimé par une seconde peau, prenant la forme d'un péplum, un voile épousant délicatement la chair. Un écho lointain à l'Antiquité donc, dans son évocation avec l'idéalisation de la nature. Ce recours à la citation permet ainsi de questionner à nouveau le corps mais cette fois-ci dans son rapport au modelé (empreinte du pli, le drapé),

à l'expression (l'abandon), à l'harmonie (l'équilibre de la composition),

à la bosse et au bas-relief (par l'aspect sculptural et le dédoublement de la figure qui semble s'émanciper de sa bidimentionnalité).

Si la posture générale paraît hiératique, théâtrale, la figure semble néanmoins se mouvoir. Les lignes se bordent, se débordent, la profondeur, suggérée par le découpage et la fragmentation, renforce la fluidité du mouvement d'ensemble. L'Art semble rivaliser avec cette nature que l'on devine par transparence, selon la conception antique de la beauté idéale qui supposait qu'en imitant le monde sensible il faille le corriger pour atteindre celui de l'Idée.

Synthèse entre le sculptural et le photographique à travers laquelle le corps semble

représenter l'allégorie d'une nature dont le souffle est éternel.